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Rapport annuel 2002
Message de la direction
Un nouveau virage
En 2002, les Hospices-CHUV ont pris un nouveau visage et un nouveau virage. Un nouveau visage avec la mise en œuvre de la première étape de la réorganisation des directions et des structures de l’institution décidée par le Conseil d’Etat. Un nouveau virage avec le lancement du projet OPTIC pour engager sur de nouvelles bases l’élaboration du plan stratégique pour les années 2004-2007. Une vingtaine de groupes de travail ont ainsi planché sur les axes prioritaires de notre développement.
Ces deux nouvelles orientations témoignent d’une volonté de décision et d’un esprit entrepreuneurial indispensables à l’avenir de cette institution.
Un avenir qui se construit L’engagement et la qualité indéniables des collaboratrices et des collaborateurs des Hospices-CHUV - dont 2002 a heureusement permis de renforcer les rangs, malgré la pénurie persistante de personnel soignant - ne peuvent assurer, à eux seuls, des prestations qui répondent à l’évolution des besoins des patients et de la médecine moderne. Infrastructures et équipements doivent également suivre.
Sous cet angle, 2002 a vu de nombreux investissements se concrétiser. L’inauguration des nouveaux locaux du Centre pluridisciplinaire d’oncologie (CePO), l’installation de la PMU dans son magnifique bâtiment 44 rue du Bugnon, la rénovation complète des locaux de l’Institut universitaire de pathologie, l’ouverture des chantiers majeurs de restructuration de la Maternité et des Urgences du CHUV représentent autant de perspectives d’amélioration des conditions d’accueil des patients et de travail du personnel.
Un avenir qui s’informatise Avec la réalisation du projet SICASI, le CHUV dispose aujourd’hui de l’un des systèmes les plus modernes d’Europe pour le suivi, au lit du malade, des patients hospitalisés dans ses services de soins intensifs. Cette réussite, à laquelle les équipes médico-soignantes ont largement participé, n’est que l’un des éléments les plus visibles du développement informatique d’un centre hospitalier universitaire, des salles d’opération à la gestion administrative.
Comme tous les autres, ce développement doit cependant être maîtrisé. C’est pourquoi un schéma directeur informatique a été mis au point pour les années 2002-2005 qui intègre la logique des besoins et celle des moyens.
Un avenir qui s’ouvre à la collaboration Le recours de plus en plus fréquent ces dernières années à la formule multidisciplinaire visait la mise en commun des compétences au sein d’un service ou d’un établissement ou à assurer, au sein d’un réseau de soins, la complémentarité des rôles entre services ou établissements à vocations distinctes. La collaboration est désormais entrée dans une nouvelle phase active, celle du partage des tâches et de la concentration des moyens entre établissements du même type.
La décision des gouvernements genevois et vaudois de répartir les transplantations entre les deux hôpitaux universitaires lémaniques (le cœur à Lausanne, le foie à Genève, en attendant d’autres décisions), en a été l’illustration la plus marquante en 2002.
Un avenir qui se durcit Tout le monde connaît l’état chaque année plus délicat dans lequel se trouvent les finances publiques vaudoises depuis une décennie. Et tout indique que les risques d’orage ne sont pas dissipés. La chute boursière et le ralentissement de l’activité enregistrés sur tous les marchés ces derniers mois ont mis en évidence les faiblesses structurelles de l’économie suisse et de toute l’Europe: recul démographique, vieillissement de la population, contraction du poids relatif des actifs, niveau élevé du confort de vie, débouchant sur une crise du financement de la sécurité sociale au sens large, de l’assurance maladie aux retraites.
Cette évolution défavorable frappe de plein fouet le développement du secteur de la santé, dont les coûts augmentent plus vite que le produit intérieur brut depuis de nombreuses années. Il en résulte des choix douloureux dans la gestion des besoins, des attentes et des exigences des patients aussi bien que des professionnels de la santé. Ces arbitrages difficiles ne vont pas sans conflits, comme le CHUV et l’ensemble des hôpitaux vaudois en ont fait la dure expérience en 2002, avec la longue grève des médecins assistants.
Les différents éléments de ce constat soulignent bien les contradictions, les contraintes, mais aussi les chances, qui vont orienter l’avenir des Hospices-CHUV ces prochaines années. C’est la vie d’une institution et c’est sa fierté que d’y faire face avec lucidité et détermination. Le nouveau plan stratégique de développement doit répondre à ce défi d’ici à 2008, si l’institution veut rester l’hôpital de référence de tous les Vaudois et d’une partie de la Suisse romande. C’est de notre volonté de fixer ensemble nos priorités et de les respecter, de voir l’intérêt global des patients et de l’institution au-delà des intérêts d’un service ou d’un corps de métier, que va dépendre notre sort. N’ayons pas peur et les Hospices-CHUV sauront prendre, sans déraper, le nouveau virage qui se dessine.
Henri Corbaz Directeur général ad intérim
Rapport annuel 2002 (en format pdf)

Dernière modification le 04.08.2005
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